De la réalité des ‘digital natives’

Jean-Luc Raymond a publié hier un excellent article sur l’imposture des digital natives, présentant une étude récente sur le comportement de la génération des 20-25 ans, censés être plus à l’aise avec l’outil informatique que leurs aînés.

J’ai la chance de côtoyer régulièrement des étudiants en Master 2 auxquels je tente d’enseigner les rudiments du marketing web, et je constate régulièrement la pauvreté des usages : un email dont ils ont oublié le mot de passe, préférant utiliser Facebook pour communiquer, aucune curiosité pour les outils mais une certaine aisance pour l’utilisation de quelques services ‘de base’ (généralement pour récupérer de la musique ou des vidéos ;-)).

Bien sur, je généralise et certains sont plus curieux… Ceux-là ont un avantage indéniable sur nous, pauvres ‘digital migrants’.
Mais après tout, revenons 20 ans en arrière… Combien d’entre nous, bien qu’utilisateurs du téléphone, ont pris le temps d’étudier le fonctionnement d’un standard téléphonique ?

Les digital natives n’ont rien d’exceptionnel, si la curiosité ne les pousse pas, comme elle a poussé les digital migrants. Croire qu’avoir une utilisation intensive d’un outil transforme l’utilisateur en expert et lui donne une vision claire de ses implications est une erreur.

Une erreur commune chez les annonceurs quand ils embauchent des Community Managers par exemple… Mais c’est un autre sujet:)

Quand mini-geekette joue les beta-testeuses

Pauline teste Leapster Tag

Avec des parents aussi geek que nous, Pauline ne pouvait pas échapper à l’informatique, aux gadgets et à la domotique. Elle a donc très bien intégré que Papa peut lui imprimer des coloriages même lorsqu’il n’est pas à proximité de l’imprimante, trouve tout naturel de jouer à ses jeux flash en ligne sur l’écran télé du salon et sait déjà qu’en cas de question sans réponse de notre part, Google est son meilleur ami.

Ce que Pauline n’avait encore jamais fait, c’est bénéficier des relations de sa maman blogueuse pour découvrir de nouveaux produits. Voilà qui est fait:-)

J’ai donc reçu, il y a quelques semaines déjà, une console de jeu Leapster et un livre accompagné de son stylo « Tag », et Pauline a pris très au sérieux son rôle de testeuse.

Pour la console, rien de particulier à dire. Un peu grosse pour les petites mains d’un enfant, elle est néanmoins une excellente alternative aux consoles « pour grands », avec des jeux qui m’ont eu l’air intéressants et un boitier à l’aspect solide, suffisamment en tout cas pour ne pas craindre les manipulations de jeunes enfants.

En ce qui concerne le « stylo qui lit les livres », Pauline a adoré. Papa Geek, moins, s’étant chargé de la mise en route de l’engin (il semblerait qu’il faille être über-geek pour télécharger le contenu du livre sur le stylo). Une fois ces soucis techniques résolus, Pauline a pris en main le stylo très facilement. Plus qu’une simle lecture, le stylo permet d’animer les personnages, pose des questions et crée une vraie interaction entre l’enfant et le livre, s’assurant que chaque page est bien comprise.

Pauline, qui sait lire et a eu sa première DS à l’age de 5 ans, ne s’amusera sans doute pas très longtemps avec ces deux jeux, mais je connais déjà deux petites cousines qui les adoreront !