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Hyderabad, le guide (de survie) de la Blonde

J’ai donc eu la chance d’effectuer un séjour à Hyderabad avec deux de mes collègues à l’occasion du 58ème meeting de l’ICANN. Autant vous dire tout de suite que si l’idée semblait sympa au premier abord, je suis passée par une phase « po envie » face aux difficultés à obtenir un visa, aux heures de vol à cumuler pour seulement 4 jours et demi sur place, et aux informations que je dénichais ci-et-là au sujet des « us et coutumes » indiens…

Au final, je ne suis pas mécontente d’avoir découvert l’Inde, bien qu’Hyderabad ne soit pas une destination touristique. Située en plein coeur de l’Inde, sans attrait touristique particulier, cette ville de 6,8 millions d’habitants est surnommée « Cyberabad » depuis que de nombreuses entreprises tech occidentales y ont installé des bureaux (Google notamment).

Du coup, je doute que ce guide soit utile à beaucoup de mes lecteurs, mais il aura le mérite de vous faire vivre notre périple semé d’embûches (et de me servir d’aide mémoire :)).

Préparer son voyage en Inde

Toute première étape, nécessaire à l’obtention du visa, réserver un billet d’avion et une chambre hôtel.

Nous avons voyagé sur Oman Air, qui propose un Paris-Muscate-Hyderabad assez pratique, sur des avions flambants neufs. Le Sultanat d’Oman investit visiblement massivement pour devenir un hub aérien à destination de l’Asie, si l’on en croit la taille du futur aéroport actuellement en construction. Les avions sont modernes, et la compagnie propose un grand nombre de films (et autres séries, musiques, documentaires, jeux), des plateaux repas plus qu’acceptables, et le personnel navigant est sympathique.

Anecdotique mais intéressant, alors que la population du vol Paris-Muscate est essentiellement composée de touristes occidentaux qui s’envoleront ensuite pour des destinations touristiques, la population du vol Muscate-Hyderabad est majoritairement composée de travailleurs indiens. Beaucoup d’hommes, du coup, quelques femmes voilées et sur notre vol, un seul occidental. Et pour le coup, une population visiblement difficile à gérer pour le personnel navigant d’Oman Air, qui n’hésite pas à les traiter de « stupid indians » et leur accorde un service nettement moins quali que celui qui nous est réservé.

Pour l’hôtel, je n’ai pas dérogé à la règle en utilisant les services d’hotels.com. Nous avons séjourné au Siesta Hotel, à un gros kilomètre du centre des congrès où se déroulait l’évènement. Pour moins de 70€ par nuit, nous avons bénéficié de grandes chambres bien équipées (mini bar, coffre, grandes douches modernes), d’un buffet petit déjeuner copieux et d’un personnel aux petits soins. En revanche, malgré ce dévouement et la modernité des équipements, il ne faut pas s’attendre à un niveau de prestation équivalent à celui d’un 3* étoiles européen : la chambre est belle au premier regard mais la propreté souvent douteuse, j’ai passé deux jours sans papier toilette, le coffre de ma chambre ne fonctionnait pas (d’où l’intérêt du cadenas pour enfermer ses effets de valeur dans sa valise), je n’avais pas de sèche cheveux contrairement à ce qui était annoncé, les draps et les serviettes, bien que puant le désinfectant, n’étaient plus tout à fait blancs, etc…

Une fois ces réservations effectuées, il nous a fallu passer l’étape la plus compliquée :

Obtenir un visa conférence pour l’Inde

L’ICANN nous ayant vivement recommandé de nous munir d’un visa « Conférence », nous nous sommes donc confrontés aux démarches complexes de l’obtention du visa. Vous trouverez sur ce site l’ensemble des informations relatives à la procédure de délivrance de visa pour l’Inde.

Il nous a fallu remplir un (long et très détaillé) formulaire en ligne, nous rendre deux fois au service des visas de l’Ambassade d’Inde à Paris (attention, le service des visas n’est pas dans les locaux de l’Ambassade), refaire nos photos d’identité sur place parce que le format français n’est pas conforme (et hop, 10€ pour 4 photos, dans une machine qui n’accepte que les pièces et NON, l’ambassade ne fait pas la monnaie), payer 110€ de visa conférence (en espèces ou par carte bancaire uniquement, les chèques d’entreprise n’étant pas acceptés), retourner récupérer les visas, avec à chaque fois de longues files de demandeurs devant nous. Bref, un parcours du combattant que visiblement certains ont réussi à s’épargner en passant par une société tierce.

Et vient enfin le moment de préparer sa valise…

Hormis les vêtements légers mais couvrants (il est recommandé d’éviter jupes courtes, décolletés et shorts en Inde), j’ai glissé dans ma valise une paire de sandales « de marche », avec une semelle suffisamment épaisse pour ne pas tremper mes pieds lors de passages dans des flaques de liquide non identifié, et plusieurs châles et foulards colorés pour couvrir mes épaules.

J’ai surtout pensé à emporter une trousse à pharmacie conséquente, antidouleurs, antipyrétique, anti nausées, anti ballonnements, anti diarrhée, anti moustique et crème solaire. Au final, je n’ai eu besoin de rien de tout ça 💪🏻, malgré les échoppes dans lesquelles nous avons mangé local et donc très épicé 🔥.

À noter, j’ai suivi pendant un mois avant mon séjour un traitement préventif, à base de probiotiques, sur les conseils de ma pharmacienne, et pris pendant 5 jours, sur place, des gélules à base d’huiles essentielles à chaque repas qui ont probablement contribué à sauver mes intestins🙂

A propos de la nourriture en Inde

On mange très bien en Inde, pour peu qu’on soit amateur de curry, pas trop sensible aux épices et qu’on évite les restaurants « pour occidentaux » qui tentent une cuisine mi-mi qui au final est sans grand intérêt. Le bœuf est très rarement à la carte (la vache est sacrée en Inde et sa consommation est interdite par la loi), le poulet et le poisson fréquents et les plats végétariens nombreux, partout.

A savoir, le service « à l’assiette » est rare, et les plats commandés arrivent en portions à partager. Dans les restaurants où nous avons mangé, du plus modeste au plus classe, les serveurs ont veillé à nous resservir dès que notre assiette ou notre verre étaient vides, et à débarrasser notre assiette sitôt le plat terminé.  Nous avons également découvert les repas sans couverts, et avons appris (tant bien que mal) à manger en nous aidant d’un nan (sorte de galette souple), qu’il faut decouper d’une seule main, la droite, la gauche étant traditionnellement réservée à faire sa « toilette » (à ce sujet, instant glamour, ne vous attendez pas à trouver du papier dans les toilettes des restaurants locaux mais un tuyaux et un saut… bon appétit, bien sûr).

A tester absolument, le riz biryani qui est une spécialité locale et en dessert, les gulab jamun, sorte de petits beignets de pâte dense baignés dans un sirop à la cardamome.

Au sujet d’Hyderabad :

Lieux d’intérêts :

Nous n’avons disposé que d’une journée pour faire du tourisme, aussi nous avons été à l’essentiel (et crapahuté malgré tout plus de 15km dans la journée) :

  • Chowmahalla Palace, l’ancien palais des Nizams (l’équivalent du Sultan, si j’ai bien suivi) qui ont régné près de 1000 ans sur la ville. Magnifique, avec une surprenante collection de voitures et de motos anciennes qui vient s’ajouter aux richesses exposées dans les différentes salles ;
  • Le Charminar qui marque avec ses 4 minarets l’entrée du « bazar », dans le quartier musulman, que nous avons également parcouru, avec ses jolies échoppes de tissus colorés (et ses rues pas forcément terribles terribles si vous vous éloignez de l’avenue principales) ;
  • Les ruines du Fort Golkonda, qui surplombent la ville et dans les parcs duquel les locaux viennent se prélasser le dimanche.

L’entrée de ces lieux est payante, et le tarif « étranger » s’élève généralement à 200 roupies, soit 10 fois plus que le tarif « local ». A Chowmalla Palace, il vous sera même demandé un supplément si vous entrez avec un appareil photo.

A noter, le tourisme à Hyderabad est essentiellement local, et l’on y croise très peu d’occidentaux (voire par du tout), donc autant vous dire que nos cheveux clairs et nos yeux bleus ont été remarqués. Nous avons été sollicités à longueur de temps pour faire des photos avec des familles entières,  et des selfies avec les plus jeunes. S’il s’agissait plus souvent d’hommes, l’approche n’est pas agressive. Une grand mère enroulée dans son sari magnifique a même demandé si elle pouvait me toucher, tant la blancheur de ma peau devait lui sembler irréelle…🙂

J’ai réalisé une vidéo de notre journée de découverte, et les photos (shootées avec mon Canon G7x) sont toutes sur mon compte Flickr.

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Circuler à Hyderabad :

La circulation est définitivement le point noir d’Hyderabad, avec un mort toutes les 4 heures sur les routes de la ville, des bouchons à n’en plus finir, des dépassements tout au klaxon et une logique routière étonnante. Traverser relève également de l’exploit, comme vous pourrez le constater dans cette vidéo🙂

Pour nous déplacer, nous avons emprunté un taxi, programmé par l’hôtel, pour rejoindre le centre depuis l’aéroport et avons même tenté un tuktuk pour rentrer à l’hôtel le premier soir, mais nous avons rapidement préféré Uber, plus pratique quand on sait que les chauffeurs de taxi ont un anglais approximatif (et souvent incompréhensible).

Attention en revanche, bien qu’équipés de smartphone et de GPS comme leurs collègues européens, les chauffeurs Uber d’Hyderabad ne savent pas forcément les utiliser et vous baladent parfois loooooongtemps avant d’arriver à bon port (et pas dans l’optique de faire gonfler le prix de la course : celui-ci est fixé à la commande et totalement dérisoire).

Nous avons fini par télécharger les cartes hors connexion sur Google Maps pour pouvoir guider le chauffeur et arriver à bon port🙂

J’espère qu’après ce récit mi-figue mi-raisin, vous ne serez pas découragé : l’Inde est entrée depuis ce séjour dans ma ‘bucket-list’, alors que je ne l’avais jamais considérée comme une destination potentielle avant (bon, ok, tout en bas parce qu’il y a de nombreux autres pays que je voudrais visiter avant)…

 

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Home sweet home office, le Guide de la Blonde

Depuis près de 8 ans, je bosse depuis chez moi la majeure partie du temps. D’abord à mon compte, et depuis 3 ans en tant que salariée, et il a fallu quelques ajustements pour concilier vie perso et vie pro, cette dernière ayant tendance à s’imposer.

Ces ajustements, que je partage avec vous autant que je me les (re)liste à moi-même, sont au final assez simples :

  1. Dédiez un espace au travail. Ok, j’ai de la chance, j’ai pu dédier une pièce entière à mon activité, avec deux vrais postes de travail (puisque Monsieur Mari pratique également le home office depuis quelques mois) aménagés en standing desk. Ca n’est pas forcément facile, mais il est important de trouver un coin, une table, un bout d’étagère, qui soit uniquement dédié au travail. Vous y asseoir doit vous permettre de passer en mode boulot, comme si vous franchissiez un seuil invisible. C’est un signal visuel pour ceux qui vous entourent, c’est aussi la certitude de conserver en un seul endroit paperasse et matériel, bref, c’est votre coin bureau.
    Rien de vous empêche de changer de place régulièrement… Je travaille alternativement sur ma terrasse ou sur mon canapé, quand j’ai envie de m’aérer les neurones ou que Monsieur Mari parle trop fort / trop longtemps au téléphone. Mais mes journées commencent TOUJOURS dans mon bureau.
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  2. Fixez des règles. A fortiori si vous êtes parents, ou que vous habitez encore chez vos parents, il peut être compliqué d’éviter les intrusions pendant vos horaires de travail. Pour la famille et les amis, le fait que vous soyez « tranquille » chez vous peut être un signe de disponibilité qui les autorise à vous appeler en pleine journée, voire à passer vous voir quand ils sont dans votre quartier.
    Sauf que ces interruptions mettent à mal votre productivité, quand elles ne vous coupent pas au beau milieu d’une réunion téléphonique.
    Du coup, faites « comme si » vous êtiez vraiment au bureau. Ne décrochez pas les appels perso, limitez au maximum les intrusions physiques, et si vous avez des enfants, instaurez des règles du type « toujours vérifier que Papa/Maman n’est pas en ligne avant de lui parler, ne pas entrer dans le bureau si la porte est fermée », etc…
    Dans l’autre sens, n’emmenez pas votre « travail » avec vous dans les temps dédiés à la famille. Laissez votre téléphone pro sur votre bureau quand vous avez terminé votre journée, et consacrez votre temps à votre famille : ils seront moins prompts à vous interrompre pendant vos heures de travail si ils savent que vous serez vraiment dispo pour eux un peu plus tard.
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  3. Soyez réguliers. Plus facile à appliquer quand on est salarié d’une entreprise et qu’il faut se caler sur les horaires des copains, cette règle est primordiale pour les indépendants. Peu importe que vous décidiez de travailler en décalé en commençant vos journées à 11h, ou que vous préfériez travailler tôt le matin pour vous accorder un moment de détente plus long à l’heure du déjeuner, essayez d’identifier votre rythme personnel et n’y dérogez pas.
    Si vous êtes salarié, il en va également de votre crédibilité. Evitez absolument d’être injoignable, de disparaître plusieurs heures, ou de répondre aux mails lorsque vos collègues ont fini leur journée : s’intégrer au travail d’une équipe peut-être compliqué à distance, il faut donc redoubler d’efforts pour montrer que vous êtes là et qu’on peut compter sur vous si vous ne voulez pas être écarté, voire considéré comme un tire-au-flanc.
    En outre, la productivité est basée sur des habitudes, votre corps a besoin de régularité dans les heures de coucher et de lever pour vous permettre de récupérer, vos clients ont besoin de savoir quand vous êtes disponible, bref, évitez à tout prix les nuits blanches si le dossier sur lequel vous buchez n’est pas extrêmement urgent et important, et ne trainez pas au lit le matin en pensant que pour une fois, vous travaillerez tard le soir.
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  4. Dosez vos écarts. Soyons francs, bosser en home office c’est aussi l’occasion de ‘vivre’ un peu plus. Le temps gagné sur le transport permet de travailler plus tôt, et de plonger dans un bain brûlant d’être dispo pour sa famille, ses amis, ses activités, moins de 5 minutes après avoir quitté son bureau…
    Du coup, la tentation est grande de délaisser son clavier pour (rayer la mention inutile) prendre un café avec un ami de passage / en profiter pour faire baisser le niveau de vaisselle qui s’accumule dans l’évier / passer deux heures en ligne avec sa banque.
    Sauf qu’on en revient au point 2, et ce n’est pas une bonne idée.
    Personnellement, je n’applique pas la règle du « je me prépare comme si je sortais » tous les matins, mais il semblerait que ça aide certaines personnes à passer en mode bureau. Je ne m’interdis pas non plus de travailler sur mon canapé toute une journée si j’en ressens l’envie, et je m’autorise à faire un saut à la poste ou à la pharmacie.
    En revanche, je ne m’autorise pas à gérer des tâches ménagères pendant les heures de travail, et si j’ai pris l’habitude de préparer le goûter de ma fille et de papoter avec elle lorsqu’elle sort du collège, ce n’est jamais plus de 10 minutes, comme je le ferais si je prenais un café avec des collègues.
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  5.  Aérez-vous. Avec mon rythme de dingue qui me transporte à Paris une semaine sur deux, je ressens moins le besoin de sociabiliser que lorsque j’étais à mon compte et que mes déplacements étaient rares. De cette époque, je garde le souvenir d’avoir régulièrement emprunté un bout de bureau et de wifi dans des entreprises ‘amies’ pour échapper à la solitude, avant de découvrir le coworking et la fabuleuse communauté des Satellites.
    Au delà des rencontres et du plaisir de faire une pause café en bonne compagnie, s’aérer est également un booster de créativité. N’hésitez pas à vous caler dans un café pour bosser sur un dossier important, vous vous rendrez vite compte que le brouhaha ambiant est un vrai facteur de concentration (et sinon, y a Coffitivity, pour tester chez vous l’ambiance troquet).

 

Sur ce, je vous laisse, j’ai une lessive à faire tourner (ben quoi, c’est la pause déjeuner, non ?) :-p

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Floride, le Guide de la Blonde

Nous voici donc rentrés et (presque) remis de notre roadtrip de 10 jours dans le sud de la Floride. Autant spoiler tout de suite, c’était bien. Vraiment bien. Et comme je suis TROP sympa, j’ai pris plein de notes pour vous permettre de préparer votre voyage, si la destination vous tente. Cette fois encore, je ne garantis pas l’exhaustivité, d’autant que nous n’avons pas exploré les contrées les plus au nord du Sunshine State. Comme d’habitude, n’hésitez pas à lier vos bons plans ou carnets de voyage en commentaires🙂

Sommaire :

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