Et si on arrêtait…

[NDLR: L’emploi du ‘on’ m’inclut de fait dans cette tendance au relai trop rapide d’infos vides et sans intérêt, parce que personne n’est parfait, mais perso, je bosse à m’améliorer]

De dénoncer une pub (trop sexiste | trop moche | trop débile) en prenant bien soin de faire un lien ou d’intégrer la vidéo, parce qu’au final on ne fait qu’augmenter le nombre de citations de la marque que l’agence pourra fièrement porter à son rapport de campagne ? Lire la suite

De la nécessaire transparence sur les réseaux sociaux

Discussion mercredi soir avec un participant à Nice Drink… On plaisante sur le fait que son âge est une information privée, et il affirme qu’il a pris soin de bétonner ce genre d’informations en ligne. Sauf qu’en tant que gérant d’une entreprise, il sait bien que s’il maîtrise cette information sur les réseaux sociaux, le registre des commerces et des sociétés est publiquement accessible, lui, et sa date de naissance aussi, et que je pourrais donc l’obtenir en quelques minutes.

Une anecdote qui révèle bien le phénomène : que nous le voulions ou non, des informations circulent à notre sujet sur la toile, a fortiori lorsqu’on est dirigeant d’entreprise.

Tout se sait, ou du moins peut se trouver, et pour ma part j’ai pris le parti de jouer la transparence totale, voire même la sur-exposition (qui a parlé d’exhibitionnisme ? ;)) pour justement occuper le terrain avec des informations que je produis et dont je maîtrise la tonalité. Je travaille seule par exemple, c’est de notoriété publique, mon indépendance est même l’un de mes arguments majeurs, et si j’emploie le ‘nous’ sur mon site pro, c’est une figure de style qui m’a semblé surtout plus humble que le ‘je’ ou pire, l’utilisation de la troisième personne :D

Lorsque je forme ou j’accompagne mes bleekin sur les réseaux sociaux, je leur conseille de prendre garde à 3 points primordiaux pour éviter un manque de transparence (ou pire, de cohérence) qui pourrait suggérer qu’ils ont des choses à cacher :

Ne soyez pas la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf :

Le nombre de salariés de votre entreprise est une information publique à laquelle tout le monde peut accéder. Evitez donc de vous targuer « d’une équipe de 15 experts dédiés » quand votre effectif s’élève à peine à 3 personnes. Et si vous estimez que les freelances avec lesquels vous travaillez constitue une équipe, présentez-les comme tel. Idem pour votre chiffre d’affaire ou vos références.

Acceptez de montrer vos faiblesses :

Il y a de nombreux exemples en ligne d’entrepreneurs qui partagent leurs doutes et leurs difficultés, et ça n’est pas pour autant qu’ils n’ont plus de bleekin, bien au contraire. Un client préfère un prestataire honnête capable d’autocritique et de remise en question plutôt qu’un prestataire dont il découvre qu’il lui a menti. Faire l’autruche et ne pas réagir si on parle de vous ne fera pas disparaître le problème :)

Soyez conscients du monde qui vous entoure :

Une entreprise s’intègre au sein d’un écosystème (une communauté ?) qui peut publier et accéder à des informations diverses et variées. Pensez que si l’on ne prend pas la parole on ne risque rien est une hérésie. Votre écosystème parle de vous, salariés, partenaires, prestataires, bleekin, vous pouvez être cités sur les blogs d’un fournisseur qui vous cite en référence, sur le site d’un client mécontent, dans le profil professionnel d’un salarié. Il est absolument nécessaire de mettre en place des outils simples tels que Google Alerts pour veiller à ce qu’on dit de vous, et éventuellement être capable de réagir.

On pourrait élargir le spectre en parlant de l’importance de savoir aussi de quoi parle cet écosystème, quels en sont les influenceurs, où sont les éventuelles niches qu’on pourrait adresser, mais c’est un autre sujet que je développerai plus tard, je suis attendue à déjeuner par la mafia twitt-niçoise… :)

De la nécessaire légèreté de l’être

Depuis plusieurs mois, bloggueurs américains et français s’interrogent sur la « mort annoncée » du blogging (notamment ici Olivier Mermet, dont je partage l’analyse).

Je ne reviendrai pas sur les conclusions des différents blogueurs qui se sont penchés sur le phénomène, nous avons tous constaté une modification dans le rythme de publication de billets, le glissement vers Twitter des billets de type « revue de web », la spécialisation des blogs dits « influents », l’abandon de ceux moins professionnels au profit de Facebook.

Là où je m’interroge c’est sur ma capacité à produire, ici, du contenu original, politiquement correct, pertinent, en accord avec ma ligne éditoriale, suffisamment trendy pour me valoir un max de visites et de RT… Au final, je m’interroge sur l’essence même de ce blog, sa raison d’être.

A force de vouloir professionnaliser mon blog, lui conférer un aspect lisse et policé, qui ne nuise pas à mon « e-réputation », j’ai l’impression d’avoir perdu mon âme. Et publier des articles de type « liste » (connus pour être plus lus que de longs articles), ou rebondir sur le tout dernier article US hyper-pointu qui fait déjà couler l’encre blogosphérique, ça ne m’amuse pas (plus ?).

Je regrette les coups de gueule et les billets futiles qui ponctuaient mon flux de publication de virgules spontanées, parfois drôles, toujours sincères. Et clairement, la baisse de mon rythme de publication est liée à cette perte de plaisir, poster un article représentant plus une « corvée » nécessaire (*tain, il faut que je blogue, mon dernier article date d’un mois, pas bon pour les stats) qu’un exercice plaisant comme à mes débuts.

Le blogging n’est pas mort, il se professionnalise, il se spécialise, les articles deviennent plus longs, plus étoffés, plus étudiés. De vrais dossiers complets sur de grosses problématiques, de l’analyse, de la dissection… Définitivement pas mon truc, avec mon fameux esprit de synthèse et mon pragmatisme.

Alors, mon blogging est-il mort ?

D’une première à Sophia

Demain à Sophia Antipolis se tient le premier BarCamp officiel, sur le thème de l’identité numérique et e-réputation.

Un BarCamp, c’est quoi ?

Créé aux US, le concept du BarCamp est celui de la « non-conférence ». Contrairement aux conférences classiques où une équipe d’orateurs s’adresse à une masse d’auditeurs, les participants du BarCamp sont tout à la fois « émetteurs » et « récepteurs ». C’est le principe de l’échange, de la fertilisation croisée des expériences, de l’enrichissement mutuel (très « libre », tout ça, au fond).

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce BarCamp, voire vous inscrire pour y participer, je vous invite à découvrir le wiki du BarCamp Sophia Antipolis.

J’essaierai pour ma part d’y passer quelques heures dans l’après-midi.

EDIT // Pour découvrir ou compléter vos connaissances, je vous invite à consulter l’excellent livre numérique « Cultivez votre identité numérique » auquel ont participé un grand nombre de blogueurs et spécialistes de la réputation en ligne, du référencement et des réseaux sociaux.