D’une étude de cas gourmande : Emilie’s Cookies

La semaine dernière, j’ai découvert une PME niçoise active sur les réseaux sociaux…. Alleluia ! Moi qui cherchais un cas pour illustrer mon affirmation qu’il est possible pour des entreprises de toute taille (je n’ai pas dit TOUTES les entreprises) de tirer parti de la puissance de ces réseaux, j’étais enfin servie !

Emilie’s Cookies, c’est avant tout la rencontre de deux jeunes femmes très différentes mais très complémentaires, autour d’une envie commune d’entreprendre. Céline, issue du marketing hotelier et Emilie, dotée d’une don exceptionnel pour la patisserie en général, et les cookies en particulier.

Emilie’s Cookies, c’est aussi un site internet, un groupe Flickr (gourmand), un Tumblr (vivant), un compte Twitter (actif) et surtout un groupe Facebook comptant près de 2500 membres, sur lequel Céline et Emilie répondent aux questions de leurs bleekin et communiquent sur les nombreux évènements qui ponctuent le quotidien des boutiques.

J’ai donc envoyé un mail à Emilie et Céline pour leur proposer de m’en dire plus à l’occasion d’un rendez vous, et c’est la pétillante Céline qui m’a reçue pour me raconter comment Emilie’s Cookies a su créer et entretenir une véritable communauté de bleekin.

Céline est une professionnelle du marketing, issue du Ceram et passionnée par l’outil internet. Avant même l’ouverture de la première boutique, elle s’attelle à créer une communauté autour du projet (à l’époque sur MySpace), persuadée que c’est sur les réseaux sociaux qu’elle pourra assurer la promotion du concept à moindre frais.

Et c’est une réussite : à l’ouverture de la première boutique, c’est la ruée vers le Nutellaccino et la course au cookie tout choco, la boutique ne désemplit pas.

Mais cela n’a rien à voir avec le hasard.

De la même manière qu’elles ont su créer l’ambiance cosy qui règne dans les boutiques, Céline et Emilie ont une vraie ligne éditoriale, qui leur ressemble : elles publient avec régularité, ni trop, ni trop peu, avec l’envie de ne pas « sur-communiquer », tout en restant « authentique » avec un discours finalement simple et personnel (même si Céline avoue qu’il lui a été difficile, au début, de communiquer de manière aussi simple, l’esprit trop façonné par les principes de la communication « corporate » enseignés pendant ses études).

Jour après jour, Emilie et Céline continuent leur exploration, tentent des expériences, s’approprient les nouveaux outils. Elles adoptent Tumblr pour publier des photos prises avec leur smartphone et s’inscrivent sur Twitter dont elles entrevoient très vite les possibilités.

Aujourd’hui, une deuxième boutique a vu le jour et un site e-commerce a été lancé, grâce auquel particuliers ou entreprises peuvent se faire livrer (en vélo, je vous prie) leurs gourmandises préférées. Emilie’s Cookies propose aussi un service de catering (et je vous avoue que j’y pense très sérieusement pour le prochain Barcamp).

Au final, la réussite de Céline et Emilie sur les réseaux sociaux peut se résumer ainsi :

Elles sont curieuses : nouveaux services, nouveaux usages, elles essaient, explorent, utilisent les réseaux sociaux à titre personnel pour en comprendre les rouages et ce qu’elles peuvent en faire.

Elles sont régulières et travailleuses : deux boutiques, du catering, des livraisons, du e-commerce, elles ont de l’énergie à revendre et cette régularité se ressent aussi dans leur usage des réseaux sociaux. Si elles ne publient pas 12 fois par jour, elles publient avec régularité et chaque prise de parole s’inscrit dans une réflexion globale.

Elles sont authentiques : je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer Emilie, mais Céline est une jeune femme au caractère bien trempé, débordante d’énergie et de gentillesse, et que ce soit en ‘live’ ou sur internet, son discours reste spontané et sans artifice.

Explorer les outils, être régulier, rester soi-même… Les clés de la réussite sur les réseaux sociaux ?

De la vraie fausse démarche « sociale »

On en parle partout, c’est la grande mode, ça n’aura échappé à personne : nous sommes dans l’ère de la création de liens, de l’authenticité, de la proximité.

Les marques sont désormais accessibles, et là où nos parents pouvaient tout juste envoyer un courrier à un service client (avec une preuve d’achat et le code barre découpé sur l’emballage du produit objet de la plainte), nous pouvons aujourd’hui interpeller les marques et, mieux encore, en attendre légitimement une réponse.

Youpi… (j’ai un peu de mal à être enthousiaste, vous m’excuserez de ce mauvais esprit).

Sans doute suis-je désabusée, mais j’ai quand même l’impression d’un grand foutage de g….e.  Je ne dis pas que toutes les marques sont à mettre dans le même panier, ni que tout cela ne part pas d’une très bonne intention. L’empowerment de l’utilisateur, le crowd-sourcing, autant de concepts qui apportent de la richesse aux marques qui savent le mettre en oeuvre.

Sauf qu’à voir fleurir les pages Facebook utilisées pour diffuser des opé de comm’, les comptes Twitter qui relaient des communiqués de presse, je m’interroge sur la réalité de la démarche au sein des entreprises.

Les marques qui investissent les médias sociaux ont elle instauré, en interne, une politique d’entreprise qui sensibilise les salariés à la démarche sociale globale ? Y a t’il une véritable recherche de proximité et d’authenticité ?

Ou s’agit-il de story-telling, de ‘social washing’, tout comme on a vu fleurir ces dernières années le ‘vernis écologique’ ?

J’aurais tendance à privilégier cette seconde option. Reste à savoir à présent combien de temps le vernis social tiendra avant de s’écailler.

Bloguez et aidez les Restos du Coeur

Le 1er décembre dernier, les Restaurants du Cœur ont entamé leur 24ème campagne d’aide aux personnes les plus démunies.

Afin de venir en aide à cette association et à ses milliers de bénévoles, Danone et Carrefour ont décidé de se mobiliser et de s’engager durablement via un programme en 3 volets :

– Aide à la collecte alimentaire des Restos du Cœur des 6 et 7 mars dans les magasins du Carrefour, Carrefour market et Champion= implication massive des salariés (sur la base du volontariat) de Danone et Carrefour pour renforcer l’action des bénévoles des Restos.

– Opération « promo-partage » dans tous les magasins Carrefour, Carrefour Market et Champion : pour 5 produits Danone achetés (en promotion sur prospectus, du 25 février au 8 mars 2009 chez Champion et du 17 au 25 mars 2009 chez Carrefour) = 1 repas offert aux Restos du Cœur. Grâce à cette opération, Danone et Carrefour ont l’objectif ambitieux d’offrir 1 million de repas aux Restos.

– Aide à l’insertion professionnelle et mécénat de compétences (formation à la nutrition et à la logistique, etc.).

Et ce n’est pas tout ! Pour chaque article relayant cette information, 10 repas seront offerts aux Restos du Coeur… Alors, en plus d’acheter solidaire, pensez à bloguer et à en informer cette personne, qui prendra votre article en compte dans le cadre de l’opération !

Et ce n’est pas tout, bis :) 10 articles seront sélectionnés pour leur qualité.

Les 10 vainqueurs auront la chance de rencontrer Muhammad Yunus, Prix Nobel de la Paix 2006, et Fondateur de la banque de microcrédit Grameen.

L’évènement aura lieu au Casino de Paris le vendredi 6 mars, à l’occasion de l’Assemblée Générale de danone.communities. Vous participerez aux débats sur des sujets passionnants et rencontrerez cette personnalité exceptionnelle !

De plus et pour ne pas oublier ce qui nous rassemble aujourd’hui, les 10 meilleurs articles sélectionnés permettront d’offrir aux Restos du Cœur 100 repas supplémentaires chacun !

Les critères de sélections :

– Qualité générale de l’article
– Valorisation de l’action des Restos du Coeur, de Danone et de Carrefour
– Mise en avant des multiples actions des Restos du Coeur
– Mise en valeur de la collecte alimentaire des 6 & 7 mars dans les magasins Carrefour, Carrefour market, Champion)

C’est simple et ce programme permettra de sensibiliser un maximum de monde à une période de l’année où l’on a tendance à oublier les plus démunis.

Alors n’attendez pas, BLOGUEZ !!

[EDIT-05/03/2009 : Cet article ayant été sélectionné comme l’un des 10 meilleurs articles consacré à l’évènement, je suis heureuse d’annoncer qu’il a permis aux Restos de récolter 100 repas offerts par Danone et Carrefour]

De l’intégration de Facebook dans un plan de communication

Tout comme notre ex-futur Secrétaire d’Etat à l’Economie Numérique et ses effets d’annonce quant aux opérations massives prévues par l’UMP sur Facebook (sic), nombreux sont mes bleekin qui s’interrogent (et m’interrogent par la même occasion), sur l’opportunité d’une présence sur Facebook.

Certains sont de doux réveurs et s’imaginent qu’il suffit de créer une page pour voir des milliers d’internautes devenir fan d’un produit loin d’être un produit grand public, d’autres ont compris tout l’intérêt d’animer une communauté sur ce media et le font bien…

J’essaie de dissuader les premiers, en les aiguillant vers une communication plus classique mais qui a fait ses preuves, et d’assister les seconds, en dispensant formation et conseils, voire en intervenant à leur place pour mettre en place leur communication sur FB.

Pour moi, Facebook ne saurait suffire à assurer la communication d’une entreprise en ligne, quelle qu’elle soit… Mais il peut contribuer à assoir la présence d’un annonceur sur internet.

Bien entendu, il faut respecter quelques conditions : avoir identifié sa cible (un basique) et être certain de la trouver sur Facebook (clairement, les seniors ne sont pas forcément les plus représentés) ; se donner les moyens humains nécessaires à l’animation de la communauté qu’on envisage de créer ; avoir identifié un concept autour duquel peuvent se réunir nos bleekin ou prospects et s’être fixé une ligne éditoriale ; avoir des choses à dire et à partager et surtout, être capable d’entendre…

Une fois ces conditions remplies, un peu de bon sens et d’imagination peuvent suffire à faire de Facebook un outil efficace pour communiquer, fidéliser et recruter…

Pour ma part, je suis étonnée de l’ampleur que prend Facebook dans ma vie numérique. Un temps utilisé à des fins très personnelles, Facebook est devenu depuis quelques mois un véritable outil de travail et de veille, me permettant d’entretenir facilement des liens avec mes bleekin et prestataires, de m’informer et d’apprendre en suivant des ‘experts’, d’obtenir de précieuses informations dans les groupes pro auxquels j’appartiens et d’être joignable pour mes élèves… Sans oublier l’option « Share on Facebook » qui me permet de consigner l’adresse de sites intéressants, et d’y revenir plus tard.

Même l’hôtel où je partirai me dorer la pilule dans 10 jours est présent sur Facebook. Avec ça, je ne suis pas prête de guérir de mon addiction !