Pourquoi je ne vends pas de community management

Régulièrement, j’effectue des missions de conseil, d’accompagnement, de formation aux réseaux sociaux. Et régulièrement on me demande si je peux me charger du « Community Management », ce que je refuse.

La plupart de mes interlocuteurs ne comprennent pas, de prime abord, mon refus. Après quelques explications sur les implications liées au community management, ils finissent par admettre qu’ils ne sont pas prêts. Pas prêts à écouter attentivement leurs clients, à engager le dialogue, à faire preuve de transparence et d’authenticité, à mettre en place en interne les process nécessaires à la production de contenus de qualité, à lâcher la bride (condition ultime pour garantir au community manager d’être réactif en cas de pépin), etc…

Et pour ceux qui sont prêts à tout cela (ils sont rares mais ils existent), l’externalisation du community management est, à mon humble avis, une erreur. Pour moi, c’est en interne que se joue le succès du community management (je vais me faire des amis, sur ce coup là). Et si effectivement, cela peut nécessiter l’embauche d’un community manager (ou pas, lire Cédric Deniaud, qui considère que le community manager se trouve déjà dans l’entreprise), il s’agit avant tout de capitaliser sur la richesse de l’ensemble des équipes et d’être capable de la restituer dans des formats adaptés aux réseaux sociaux.

Dans les deux cas, je ne vends donc pas de community management. En revanche, qu’ils soient prêts ou pas, je vends à mes clients du conseil et de la stratégie, que certains nomment du « social media management ».

Parce qu’une fois encore, avant de vouloir prendre la parole sur les réseaux sociaux pour, au mieux, s’en servir comme d’un énième support de communication à sens unique ou, au pire, générer un effet négatif en s’y prenant comme des manches, il faut réfléchir (un minimum).

J’accompagne donc mes clients dans la définition d’une stratégie qui passe par l’identification des cibles, l’écoute des communautés existantes, la réalisation d’un benchmark sectoriel pour leur permettre de connaître les best practices, et, en interne, l’audit des compétences dont ils disposent et l’identification puis la formation des personnes qui seront impliquées.

Et s’il m’arrive d’effectuer des tâches proches du community management, c’est essentiellement à fins de ‘dépannage’, après avoir informé mon client qu’il s’agit d’un pis aller, et en aucun cas une prestation vendue en tant que telle, sur du long terme.

Parce que pour moi, le community management ne se vend pas, il s’inculque. Et là, y a vraiment du boulot !

46 Comments

  1. Je suis tout à fait d’accord.
    Les rares cas ou je pense que le community management peut s’externaliser, c’est lorsqu’il occupe au minimum un tiers du temps de consultant. Celui-ci pourra alors s’imprégner réellement des valeurs, politique ciale et autres spécificité de l’entreprise.

    Mais globalement, rien ne remplace une personne en interne dédiée à cette fonction… si l’entreprise est prête, comme tu le souligne très bien.
    Sylvain a récemment publié… Le référencement- marketing ou technique

  2. Pour ma part, je ne vends pas de community management pour la simple et bonne raison que le fait de présenter une stratégie social media et celui de l’implémenter sont deux métiers bien disctincts : l’un est stratégique et l’autre purement opérationnel.

    Ca ne m’intéresse pas de faire le boulot qu’un stagiaire (supervisé je vous rassure) peut assurer sans soucis.

  3. Marie-Noelle

    C’est la 1ere fois que je lis ce point de vue. Je suis tout à fait d’accord. Externaliser la fonction de « community manager » est risqué pour une société. C’est un travail de longue haleine que d’apprendre à connaitre les membres d’une communauté et d’en sortir des « best practices » pour continuer à assouvir leurs désirs. Tu le dis si bien :Le community management s’inculque ».Encore merci pour ton article. J’aime cette vision claire et nette.

  4. C’est de la formation donc, pour partie ? Assez logique comme approche…

  5. Tout à fait d’accord. Le community manager ne doit pas être vendu comme une prestation de marketing classique.

    Le plus souvent les directions marketing ne sont pas prêtes à supporter les changements qu’impliquent l’intégration de la dimension sociale du web.

    Un énorme travail de sensibilisation, d’intégration, voir de conduite du changement doit être mené au préalable.

    Enfin, quand je dis énorme, tout dépend de l’entreprise…

    Trop d’entreprises restent sur d’énormes à priori sur les médias sociaux, voir sur le web en général.

    L’utilisation à tord et à travers du mot buzz en est un des symptômes les plus criants.

    Alors si le coeur vous en dit vous pouvez aller consulter cet article -> http://t.co/cT2P5P6 (désolé pour l’autopromo mais ça m’a semblé opportun, d’autant plus que j’ai rien à vendre :p)
    Hubert_SENANT a récemment publié… Le buzz est l’ennemi du bien

  6. Oui, il y a du boulot

  7. Complètement aligné avec ton discours. Et je rajouterais que le MEILLEUR interlocuteur pour parler à ses clients est l’entreprise ! et pas une agence.

    @ Michael : je ne suis pas d’accord que l’animation relève d’un stagiaire. C’est ce qui est trop fait, je le concède, mais animer une communauté, avoir les bonnes réponses, avoir du recul, de l’experience, créer du contenu, connaitre les process internes pour orienter le cas échéant le client vers les bonnes personnes, est plutot du ressort de personnes expérimentées…(et au sein de l’entreprise :) )

  8. Bonjour,

    En effet, le CM se vend difficilement. J’essaye de mener une réflexion à ce propos sur mon blog…
    Moi aussi dans un rôle de conseil, je privilégie la vente de stratégie globale à un projet en externe.
    Mais la question est compliquée…

    Merci en tout cas !
    Cordialement.
    CWM Consulting a récemment publié… Le marketing 20 ou comment vendre un produit-service sur les réseaux

  9. La plupart du temps les temps consacrés à chaque client en CM sont ridicules, dans les grosses agences, et mis à part la mise en place d’un compte Twitter et d’une page facebook, voire la publication auto d’un flux rss, il ne se passe pas grand chose. Je ne crois pas que ce soit ça, du Community Management …

  10. Merci Sophie pour ce billet qui rejoint parfaitement les conseils que je donne à mes clients.

    Vu qu’il parait le même jour que la publication du guide pratique de l’e-réputation à l’usage des entreprise où des CM ont donné leurs recommandations à ce sujet, je me permet ce lien vers le guide à lire et à télécharger ici: http://bit.ly/cSxVqL

    Bonne continuation,

    A bientôt,

    Amal
    Amalbel a récemment publié… Est-ce que Google nous rend vraiment service Acte 2

  11. Allez, j’enfonce une porte ouverte : « Le CM représente un formidable outil pour établir un lien direct avec ses clients, sa communauté et, ainsi, interagir. ». Vouloir l’externaliser est tout simplement ne pas comprendre ce que le CM peut apporter à l’entreprise…

  12. anne young

    Excellent. Very good discussion. Your assessment is all too clear of the « inside blockage » in French companies.

    However, it still remains that there is a need, and more often than not, they cannot get it done properly.

    Dilemma…

  13. Difficile de ne pas être d’accord.
    Bonne continuation

  14. Complètement d’accord.

    Néanmoins, il faut souligner que dans la période actuelle, les directions marketing/communication manquent de ressources que ce soit en temps et/ou en budget… d’autant plus que l’aptitude au changement est faible pour beaucoup.

    Bref, nous voici face à un énorme travail d’évangélisation et de formation face aux agences tradi qui facturent à prix d’or 2 actualisations de page Facebook par semaine tout en synchronisant avec un compte Twitter sans interactions (je caricature à peine).

    J’ose croire, qu’à long terme, que nous aurons raison.
    Brieuc a récemment publié… Privilégier le marketing situationnel

  15. Alexandre Commergnat

    Bravo pour ce billet très clair, dont je partage entièrement les conclusions. Le fond de l’affaire, c’est que les entreprises/organisations ont besoin d’assumer leur engagement sur les médias sociaux: le développement d’un community management en est l’expression concrète.
    Jusqu’ici les 2 options les plus fréquentes sont : ignorer le phénomène ou payer une agence pour engager le dialogue avec les communautés (ce qui est en effet une absurdité et une façon « d’y aller sans y aller », de ne pas assumer son engagement sur les médias sociaux).
    Cela dit j’ai l’impression que ça bouge en ce moment sur cette question dans les entreprises (notamment grandes), pas vous ?

  16. Au moins un tiers de son temps et qu’il dispose au sein de l’entreprise d’interlocuteurs dédiés, sensibilisés aux réseaux sociaux, etc….

  17. Merci a toi pour ton commentaire :)

  18. De l’accompagnement, de la sensibilisation, de la formation, oui. Et des conseils, beaucoup, pour que les entreprises s’approprient la communication ‘sociale’…

  19. Au final, on tombe sur le même problème en matière de conception de sites web, quand l’agence fait le site qu’elle pense être bon pour le client, alors que personne ne connait mieux son business que le client.
    Apprendre à accompagner, guider, conseiller et laisser les clients s’approprier leur communication me semble plus important que monter des ‘mécaniques’ ou des ‘dispositifs’…

  20. Bien dit ! Merci pour ton passage.

  21. Being pro active is necessary, but as you said, French are mostly active, re-active or worse, passive, in front of social media…

  22. Bonjour Cédric, merci de ton passage !

  23. Tout le monde est débordé… L’heure est aux économies, de moyens, de ressources, mais franchement, les prix facturés pour du CM par les agences justifieraient presque une embauche :)

  24. Oui, j’ai ce ressenti aussi, une sorte de ‘professionnalisation’ du community management au sein des grandes entreprises, et tant mieux ! Et c’est notamment grâce aux agences qui vendent du CM et qui ont éduqué les clients à son aspect stratégique :)

  25. Moi ce que j’offre c’est un suivit et du soutien pour assurer une vie le temps que l’entreprise soit autonome. Sans plus pour ce qui est des communautés. Par exemples, je suis modératrice sur des chats de mes clients. Car dans certain cas, c’est un système complet de diffusion qui est mit de l’avant comme ici http://www.sphynxquebec.com ou on diffuse 24/24 7/7 . Seulement pour maitriser les diffusions et la plate-forme mon client a mit presque 3 mois. alors pour Fb et twitter j’ai du assurer le relais au début. Mon but est toujours de rendre mes clients le plus autonome possible.

  26. je trouve ton analyse très juste! pour partager mon expérience, on se rend vite compte que si la personne n’est pas à demeure ou dédiée chez le client, il est moins « disponible » et tout ce que ça entraine.
    En revanche, pour certains de nos clients, le fait d’avoir un CM pendant 2-3 mois pour voir comment ça marche sans rien toucher en interne, et soit l’embaucher après ou reprendre la main en passant notamment par une formation est une solution confortable.
    La proportion est intéressante aussi de voir qu’actuellement nous formons quasiment autant que nous « plaçons ».
    La question du stagiaire s’est posée également et nous expliquons aux clients qu’on ne peut pas confier la construction d’une communauté à quelqu’un qui reste 6 mois (sauf s’ils l’embauchent!)
    Je ne sais pas pour vous mais nous avons également estimé le temps quotidien qu’il faut pour bien faire le boulot. (J’ai lu que Facebook recommandait 2 posts par semaine aux marques). Du coup si une persone passe entre 30 minutes et 2h par jour (en fonction de la dimension du client et des opés liées) le travail est fait correctement, qu’en pensez-vous ? (désolé d’être un peu long)

  27. @Geneviève :
    Clair, il est parfois nécessaire de ‘faire’, en attendant que le client se forme, recrute, apprenne. Mon discours se résume surtout au fait que je ne ‘vends’ pas du CM, mais bien toute la stratégie qui va en amont, quitte à en faire pour ‘enclencher la mécanique’.

    @Nicolas :
    30 minutes à 2h par jour pour ‘produire’ le contenu, oui. Mais quid de la ‘collecte’ de ce contenu ? Du traitement des commentaires et autres demandes de la communauté ? Du suivi de ce traitement quand ce sont des questions techniques traitées par d’autres services ? De l’identification des opportunités de communication autour d’évènements internes ou externes à l’entreprise (et donc quid de la veille ???).
    Je pense qu’un bon CM mange, dort, rêve ‘marque/communauté’, je ne vois pas comment il peut le faire pour plusieurs marques…

  28. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour cet article intéressant et les commentaires enrichissants. J’ai souvent pu lire sur la blogosphère ce type d’avis. Et ce discours (dans les commentaires également) est très orienté grandes entreprises. Mais qu’en est-il des TPE-PME, qui constituent plus de 95% des entreprises françaises, et dont le travail de community management ne représente pas un poste à temps plein (ni même à temps partiel parfois) et qui n’en ont de toutes façons pas le budget? Beaucoup de TPE-PME sont présidées par une génération qui n’a pas grandi avec le web et encore moins avec les médias sociaux, ils ont donc beaucoup de difficultés, et c’est bien normal, à saisir l’intérêt des médias sociaux. Je rejoins donc @Brieuc ce sur point : les agences spécialisées n’ont-elles pas un travail d’évangélisation à effectuer qui pourrait aboutir à la création de postes un interne qui est, d’avis de tous (de moi-même également) la meilleure solution?

    D’avance merci pour vos réponses.

    Amandine
    Amandine a récemment publié… 3 opérations à succès grâce à Foursquare

  29. @sophie : je suis assez d’accord avec toi sur le fait de « vivre marque/communauté » pour un CM, même carrement d’accord.

    Cependant par rapport à ton énumération d’action à effectuer, j’y vois un manque (comme dans beaucoup de billet sur le CM). A quel moment tes clients (on se tutoi hein :) ) peuvent mesurer l’action menée par le CM et comment est ce qu’ils la mesure?

    Merci :)

  30. Je suis d’accord avec l’idée développée dans l’article. Un parallèle avec le référencement me saute aux yeux : c’est lorsque le client demande de rédiger le contenu de son site. Autant il est possible de l’épauler sur la façon de bien rédiger pour le web et pour le SEO autant il est très difficile de parler d’un métier qui n’est pas le notre.
    Christophe BENOIT a récemment publié… Quand les hébergeurs se plantent…

  31. @Amandine :
    Pour les TPE-PME, ce sont les entrepreneurs eux-mêmes qui sont les meilleurs CM… Je travaille avec des toutes petites entreprises, qui n’ont pas forcément d’intérêt à être présente sur FB avec des super dispositifs de ‘ouf’ et qui, en entretenant leur réseau sur Viadéo et Linkedin, en prenant le temps de contacter les gens qu’ils croisent IRL, en identifiant les groupes et hub où ils doivent être présents, réussissent à développer leur activité via les réseaux sociaux.

    @Antoine :
    Pour moi, en webmarketing, il y a autant d’indicateurs de performance qu’il y a de clients. Au niveau médias sociaux, le nombre de visiteurs / abonnés / followers n’a pas d’importance en lui-même, c’est ce qu’on en ‘fait’ qui est important.
    Clairement, c’est du travail à long terme, et on ne peut pas en mesurer le ROI aussi simplement. Mais se donner des objectifs à 3 mois, 6 mois, 1 an, au départ simple (nombre d’abonnés en affinité de cible) puis plus élaborés au fur et à mesure (nombre d’interactions sur une page FB, par ex) est un moyen de commencer à ‘visualiser’ le succès (ou pas) du CM. Après… Il faudra que je fasse un billet :D

    @Christophe :
    Exactement, celui qui connait le mieux son business, c’est le client. Si nous pouvons l’aider sur les aspects ‘techniques’, c’est lui qui doit être maître de son discours…

  32. en effet petite précision nous construisons avec le client et le community manager un « planning » à X mois qui permet au CM d’être indépendant vis à vis du client :)

  33. @sophie
    Je te posais la question parce que justement je me la suis posé pour faire mon outils (twoolr). Je pense donc avoir une réponse partielle que j’aimerai compléter. J’ai identifié plusieurs indicateurs qui me paraissent important :
    * quand suis je le plus RT (jour/heure)
    * parle-t-on plus « à » moi ou « de » moi (autrement dit : le rapport entre les replies et les RTS+FF
    * de quelle manière est ce que je twit : plutot conversationnel (@), diffuseur, relayeur(RT) ou recommendateur (FF)
    * quels sont mes relais au sein de ma communauté pour « avoir du feedback » (ceux qui me @ le plus), pour « relayer une info » (ceux qui me RT le plus)

    Cela me semble être une bonne base mais il y a surement des choses à rajouter auxquelles je ne pense pas…

  34. entièrement d’accord Sophie,

    quand on s’adresse à des Amis et non à des Clients, celà ne s’externalise pas !

    vincent de Fleur et Jardin: 4000 amis FB !

  35. « l’externalisation du community management est, à mon humble avis, une erreur. Pour moi, c’est en interne que se joue le succès du community management (je vais me faire des amis, sur ce coup là). »

    Je joue le rôle de l’ami, alors, comme j’ai pu déjà le faire pour Cédric lorsqu’il a à peu près dit la même chose ;-)

    Sauf que tu dis aussi que tu fais du CM de manière occasionnelle, pour dépanner, pour lancer la machine. Tu passes donc du côté opérationnel, aussi. Ta position, pragmatique, est donc un peu plus nuancée que le titre du billet ou le passage cité pourraient le laisser croire.

    L’avantage d’une agence – ou de freelances – c’est aussi cette possibilité de dire « non » que tu évoques, c’est aussi une ouverture vers le changement. Il est beaucoup plus aisé d’évangéliser de l’extérieur que de l’intérieur, me semble-t-il.

  36. :) Je ne vends pas de community management. Tout comme un carossier ne vend pas de nettoyage auto mais lave consciencieusement la voiture qu’il a réparée avant de la rendre à son client.
    Passer sur l’opérationnel après avoir vendu un audit, du conseil, de l’accompagnement est parfois nécessaire. Parfois aussi il faut accepter une mission qu’un client qualifie de CM pour avoir l’opportunité de lui démontrer l’importance stratégique de celui-ci et l’amener à réfléchir.
    Alors oui, mon opinion est plus nuancée que mon titre, mais il me fallait bien un titre racoleur pour attirer l’attention :D

  37. « il s’agit avant tout de capitaliser sur la richesse de l’ensemble des équipes et d’être capable de la restituer dans des formats adaptés aux réseaux sociaux. »
    +1
    D’où pour moi la nécessité d’un CM internalisé, encore plus dans le cas d’une petite PME. Cette richesse est concentrée en si peu de personnes qu’il faut les côtoyer quotidiennement pour être capable de la capter et la restituer efficacement.
    EsraDT a récemment publié… EsraDT- @thefal @Habib-Schems @aj-webster @RFalzerana jai attaqué la lecture de leffet whuffie &gt bravo pour la trad crowsourcée -D

  38. @Sophie Je suis bien d’accord, tous les entrepreneurs n’ont pas besoin de page Facebook ou de comptes Twitter, mais certains ne connaissent pas Viadéo et la façon de s’y constituer un réseau, et les conseiller, c’est aussi et surtout leur indiquer quels réseaux sont adapté à leur entreprise, parce que les réseaux sociaux ne se résument pas à Facebook et Twitter (et heureusement !)… :-) Au plaisir de vous lire !
    Amandine a récemment publié… 3 opérations à succès grâce à Foursquare

  39. Je viens de lire le dernier commentaire de Sophie, ainsi je suis rassurée par cette nuance, car je me faisais la même réflexion que Philippe Couzon.
    Amandine a récemment publié… 3 opérations à succès grâce à Foursquare

  40. Une fois encore, Sophie, merci pour ton retour d’expérience : le jour où je me lancerai, j’aurai une base de données des choses à faire et à ne pas faire : ton blog ;)
    Vince a récemment publié… Chapeau le SEO !

  41. De manière générale, je suis en accord avec le fait que la meilleure des manière de faire est d’avoir son CM en interne. Car rien de tel pour appréhender la culture de l’entreprise et son histoire. Idéal pour les entreprises déjà structurées.

    En pratique, je ne suis pas si éloigné d’Amandine et de Philippe…

    Les TPE/PME peuvent avoir un intérêt, tout comme des indépendants, des hommes politiques à se rendre sur les réseaux sociaux. Et à partir de là, il devient indispensable de les accompagner MAIS également de réaliser les actions, car eux ils n’ont pas vraiment le temps de le faire.

    Pour finir, je pense qu’il est aussi de notre devoir d’adapter notre discours et nos prestations (tarifs) aux besoins des entreprises, nos clients… Car ne l’oublions pas, la finalité de notre job et de nos entreprises, c’est bien de mettre le client au centre, c’est lui le R.O.I

  42. @Amandine et Guillaume :
    Mon titre est provocateur, mais très vrai. Je ne vends pas à mes clients une prestation de ‘community management’, parce que mon honnêteté m’interdit de vendre une prestation que je sais ne pouvoir effectuer de manière satisfaisante.
    En revanche, il est fréquent que je passe du coté ‘opérationnel’ et que je les aide à écouter ET diffuser, tout en leur demandant de s’investir au mieux de leurs possibilités, tant dans la production des contenus et messages diffusés que dans l’écoute et la réponse.

  43. Votre article est sorti la semaine où je lançais mon activité de veille et de community management… :-)

    Alors forcément, je suis obligé d’aller à l’encontre d’à peu près tout ce qui est inscrit ici. Je sais que je vais m’en prendre plein le museau, mais d’un autre côté cela risque décupler le nombre de vos commentaires !

    Déjà, il existe un avantage financier pour une société qui décidera de sous-traiter et d’externaliser sa veille et sa communication vis-à-vis des réseaux sociaux. Les formules proposées par le prestataire sont ajustables suivant les besoins, et permettent une réelle souplesse dans la mission comme dans la tarification. Si une veille quasi quotidienne est nécessaire pour un grand restaurant d’une métropole, se limiter à la période estivale et aux semaines suivant les ponts permettra de couvrir l’essentiel de l’activité d’un établissement plus modeste se situant à La Rochelle, par exemple. De ce fait, l’entreprise ne pourra pas obtenir cette flexibilité d’une personne qu’elle pourrait embaucher à l’année, ni cette qualité de service si il lui venait à l’idée de confier ce travail à un stagiaire. L’externalisation permet donc une flexibilité qui, si elle peut intéresser une grande entreprise, permet ni plus ni moins à une PME/TPE d’accéder aux réseaux sociaux et d’interagir avec eux.

    De plus, selon 74% des administrateurs de sécurité informatique, les réseaux sociaux et le Web 2.0 sont une menace pour l’entreprise. Virus, baisse de la productivité, perte de données, installation de logiciels malveillants et baisse de la bande passante sont autant de risques auxquels est exposé le réseau informatique de l’entreprise si cette dernière projette de faire ce travail en interne. L’externalisation est donc la seule solution pour se prémunir efficacement de ces menaces.

    La contrepartie est qu’avant de communiquer avec le monde du web, il faudra déjà que l’entreprise cliente communique avec son prestataire pour définir la stratégie à adopter vis-à-vis des réseaux sociaux. Si cette ignorance de l’activité de l’entreprise cliente peut sembler handicapante à première vue pour le prestataire, c’est en fait un avantage ! En effet, le salarié, le cadre, ou le patron d’une entreprise est souvent immergé dans son milieu professionnel, voir animé de réflexes claniques, de par l’intérêt, l’investissement, et l’attachement vis-à-vis de sa société, d’un point de vue financier et personnel. Il lui est donc relativement difficile de prendre le recul nécessaire et de faire preuve d’empathie face à ses clients. Je salue les community manager en interne qui n’auront pas tendance à adopter ce comportement à la longue.

    De plus, vu que les réseaux sociaux ont remis le consommateur au centre de la relation client, et en ont fait un élément actif, l’entreprise cliente a tout avantage à tester préalablement sa communication publicitaire avec un spécialiste du net, même si cette communication n’est pas spécifiquement destinée à internet. Au même titre qu’un internaute lambda qui pourra émettre un avis sur le web qui pourra être lu et répercuté vers des milliers de personnes, le prestataire externe qui s’occupe de l’image de son client sur les réseaux sociaux se devra d’être le premier critique, positif ou négatif, mais quoi qu’il en soit sans concessions, des messages publicitaires émis par la société sur laquelle il veille. À la différence que ces critiques là ne s’étaleront pas sur le web ! Et si la communication de l’entreprise parle au prestataire externe, il y a de grandes chances pour qu’elle parle à d’autres, et que les internautes en parlent.

  44. @Fabrice: Je comprends fort bien tes arguments, mais je pense que ce que tu décris n’est pas du ‘community management’ au sens premier du terme.
    Il s’agit effectivement de veille et de ‘communication’ via les médias sociaux, d’une prise de parole à laquelle on donne une note communautaire, mais bien loin de l’engagement et de l’animation d’une vraie communauté.
    Après, je te l’accorde, certaines entreprises n’ont pas ‘besoin’ de créer un tel lien, et peuvent tout à fait se contenter d’une présence ponctuelle sur ces supports. Dans ce cas là, un intervenant externe reste le meilleur choix (notamment en terme de coût).
    Il est juste souhaitable, amha, que de telles prestations ne soient pas vendues en tant que « community management » mais plus en prestation de « communication »… (ce que je vends lorsque mes clients souhaitent diffuser leurs messages via ces canaux).
    Sophie Gironi a récemment publié… Pourquoi je ne vends pas de community management

  45. Quid de la formation du manager de communauté dit « interne » ? En effet, cet article résumant fort bien un situation un peu paradoxale fait quand même fi du fait indéniable que la « consultation » c’est quand même prodiguer des conseils (pas forcément d’être producteurs efficient de ceux-ci) : or, nombre d’entrepris ont probablement les talents en interne pour pourvoir ce poste de producteur, néammoins les consultants sont là pour poser des bases issues d’audits internes/externes, prodiguer des recommandations, et éventuellement accompagner cette innovation qui en est une réelle dans le monde de l’entrepise française aujourd’hui. Exactement ce que tu fais, Sophie, si j’ai bien compris, mais ça aurait mérité quand même d’être précisé.
    A charge de l’entreprise et du service plus global de la stratégie de suivre ces recommandations et d’intimer au community manager de les suivre ou pas : car il y a, de fait, des community managers « consultants » aussi précieux que des community managers « producteurs ». On peut tout à fait adopter les valeurs d’une entreprise et savoir les revendiquer car on y est employé de longue date, sans savoir précisément comment les distiller (sur le plan fonctionnel notamment).

    Un débat d’experts au milieu des experts…
    J.Juraver a récemment publié… Zoom sur le portfolio de Francis Vergnes

  46. Pour moi, Jérémie, il s’agit de 2 métiers différents. Le community manager, en interne, qui coordonne et centralise les contenus, qui remonte les doléances de la communauté, qui fait le ‘lien’ et le Social Marketing Manager, qui peut être externe ou interne, qui établit le plan d’action.
    Quant a la formation, elle est bien entendu primordiale, mais je ne la cantonne pas a 2 journées bien limitée, elle fait partie intégrante de mon accompagnement. Pour moi, il est important de rendre le client autonome… Ne vaut il mieux pas apprendre aux gens à pêcher ?

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