De la géolocalisation sociale et de ses avantages (ou pas).

Il y a quelques semaines, Foursquare a fait son apparition sur mon Blackberry. Si vous ne savez pas ce qu’est Foursquare, je vous invite à lire l’excellent article de Grégory Pouy « C’est quoi Foursquare ? » avant de continuer.

Ce genre d’application a tout pour plaire à mon esprit marketing pragmatique. Enfin une application « online » capable de créer du trafic sur les lieux de vente, en surfant sur la grande mode du social ! Je me suis donc intéressée de plus près au phénomène.

Tout d’abord, Foursquare n’est pas la seule application de ce type (mais pour l’instant, la seule à fonctionner sur Blackberry, ce qui est étonnant quand on voit certains chiffres…).

Dismoiou, plus axé ‘recommandation’ , Open Playce et Veniu (en préparation), sont également présents sur le segment de la géolocalisation sociale. Je ne les ai pas testés, forcément, mais je suppose que la mécanique est la même : permettre aux internautes de se ‘situer’ via leur smartphone et d’en informer leur tribu.

Et j’y vois de nombreux avantages, tout comme je l’avais déjà écrit à l’époque au sujet de Google Latitude.

Pour l’utilisateur, la  transposition de la tribu virtuelle dans le réel est un véritable gain de temps. Vous n’êtes probablement pas dans la cible, mais je suis prête à parier que les jeunes adultes trouveront très vite un intérêt à savoir où se trouvent leurs amis le samedi soir, plutôt que de passer des dizaines de coups de fil de type « Ben t’es où ? ». Sans parler des mash-ups type Fourwhere (encore améliorable, je vous l’accorde) qui permettront de retrouver, près de chez soi ou sur son prochain lieu de vacances, les endroits les plus populaires…

Pour l’annonceur, ou du moins le ‘lieu’ en question, tout est à imaginer. Que ce soit pour en faire un simple indicateur de performance à analyser et à suivre, un outil de veille e-réputationnelle ou un véritable outil de recrutement et de fidélisation, les applications de géolocalisation sociale ouvrent de nouvelles perspectives et bousculent les frontières de la communication « en ligne ».

Il était temps. Après avoir vendu du rêve aux annonceurs en leur promettant clics et merveilles, voici enfin des outils qui donnent corps au marketing social en le déplaçant vers le terrain, la réalité, la boutique.

Ok, je m’emballe. C’est pas pour tout de suite. Et forcément, ça n’est pas adapté à toutes les problématiques. Forcément. Et tout à inventer, à faire, à expliquer, à adapter. Et non, ça n’est pas la panacée, la solution à tous les problèmes de visibilité, de communication, de recrutement, de vente.

Comme l’ensemble des leviers du marketing, qu’ils soient ON ou OFF line, il va falloir établir une stratégie, l’intégrer aux autres dispositifs mis en oeuvre, en mesurer les retombées, l’optimiser…  Ca me rappelle un truc, ça… ;)

1 Comment

  1. Dans le même esprit on peut trouver SuisMoi en version Beta sur la toile et sur Windows Mobile (http://suismoi.fr).
    Il reste également beaucoup de choses à faire mais j’y travail !