De la résistance au changement

Comme un air de déjà vu… Facebook change de maquillage et les utilisateurs s’enflamment. Il y a ceux qui aiment, ou qui, passé les premières minutes hésitantes, adoptent sans vraiment le remarquer la nouvelle interface. Et puis il y a les autres, qui ralent, qui n’aiment pas, qui détestent, qui créent des groupes pour le retour de l’ancienne version, qui militent et qui recrutent.

Ce phénomène de résistance au changement n’est pas nouveau, et le web n’a pas créé de nouveaux êtres perturbés qui refusent le changement. La résistance au changement existe depuis toujours, dès qu’une modification des repères apparait, qu’il s’agisse de repères spatiaux, temporels, émotionnels…

Ce qui est nouveau, en revanche, c’est la capacité de ces résistants à se réunir en un temps record autour de l’objet de leur mécontentement et de créer une communauté de résistants, créant ainsi de véritables mouvements là où, auparavant, un résistant isolé n’aurait pas résisté bien longtemps.

De là à décider si c’est un point positif ou pas, j’ai des doutes. Vous imaginez un monde où chaque élément de progrès se verrait refusé et contré par une armée de résistants au changement réunis en puissantes communautés façon web 4.0 ?

Ok, c’est bon, je sors… :)

[EDIT : Francis Pisani en parle aussi, sur Transnets, et fournit des liens intéressants pour pousser plus loin la réflexion].

2 Comments

  1. Cédric

    Le concept de la résistance au change vient du psychologue américain Kurt Lewin. Il a beaucoup travaillé sur le sujet de la dynamique de groupe.

    Marrant de voir comment de vielles théories peuvent s’appliquer sur Facebook..

    :) délire d’insomniac.. J’aime bien la fin de ton article : « la guerre des geeks ».

  2. On est effectivement pas loin d’une guerre virtuelle… Après la sale guerre, puis la guerre chimique, voici la guerre online, avec ses vaincus virtuels ;)